BookCrossing Romandie

Version complète : Le Senécal nouveau arrive !
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C'est rien de dire que je l'attends avec grande impatience. Sortie au Québec le 21 février et entrée dans ma boîte aux lettres 10 jours plus tard si tout se passe bien.

[Image: VideGF.jpg]

Pierre Sauvé
À l'orée de la quarantaine, veuf, père d'une fille de vingt ans. Sergent-détective à la police municipale de Drummondville, il enquête sur un quadruple meurtre qui a toutes les apparences d'un crime passionnel.

Frédéric Ferland
Début de la cinquantaine, divorcé, père de deux adultes qu'il ne voit guère, il cherche depuis des années l'excitation ultime, celle qui donnera un sens à son existence et à la vie en général, qu'il a toujours trouvée terne. Psychologue, il exerce sa profession dans la ville de Saint-Bruno.

Maxime Lavoie
Trente-sept ans, célibataire, idéaliste et milliardaire. Il y a deux ans, il a quitté ses fonctions de président de Lavoie inc. pour devenir le producteur et l'animateur de Vivre au Max, l'émission de téléréalité la plus controversée de l'heure... mais aussi la plus populaire.

Trois hommes différents, trois existences que tout sépare. Or, contre toute attente, leurs chemins se croiseront bientôt et leur vie en sera bouleversée à jamais. Tout comme celle de milliers de gens... tout comme la vôtre !


Un extrait est disponible sur le site des éditions Alire
Merveilleux !
Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!  Confusedhock:
Article tiré de Cyberpresse.ca

Jusqu’où un être humain est-il prêt à aller pour combler le vide d’une existence qui le déçoit ? La question préoccupe Patrick Senécal. Sa réponse en 637 pages : Le Vide. Au menu : trois hommes, une émission de téléréalité, beaucoup de violence et, surtout, une immense détresse.

Difficile de ne pas sortir bouleversé de la lecture du plus récent roman de Patrick Senécal, en librairie mercredi. Profonde solitude, omniprésence de la télévision, sexe, manipulation, violence et désespoir s’accordent pour mener à un constat implacable : notre société fait dur !

« Depuis une dizaine d’années, je voulais écrire un livre sur le phénomène des sectes », explique Patrick Senécal, qui y voyait l’occasion d’aborder les thèmes fondateurs du Vide, l’ennui et la manipulation des plus désespérés. « Mais ça manquait de maturité, je cherchais comment ancrer l’histoire dans le réel », poursuit l’écrivain au bout du fil.

Mais ça, c’était avant le succès fulgurant de la téléréalité. Un nouveau phénomène qui a fourni à l’auteur de Drummondville la dose de (sur)réalisme, le prétexte idéal pour plonger dans le vide.

Au cœur de ce thème aux yeux de Senécal : l’ennui qui mène à chercher toujours plus loin une façon de combler une existence insatisfaisante.

« J’ai toujours trouvé aberrant et déprimant qu’on en vienne à s’ennuyer au point d’écouter ce type d’émissions, tellement superficielles, où on prend plaisir à voir des gens s’engueuler à la télé. Il y a quelque chose de désespéré là-dedans. Si tu en sens le besoin, c’est que ça va pas bien. »

Pour Patrick Senécal, l’écriture de ce roman à suspense d’une efficacité redoutable est avant tout « le résultat d’une grosse écœurite », illustre l’écrivain, bien conscient que ce roman pourrait heurter certains amateurs de téléréalité au Québec. « Je risque de me faire deux millions d’ennemis », laisse-t-il tomber.

Dans Le Vide, la téléréalité s’exprime par l’émission Vivre au Max, produite et animée par Maxime Lavoie, un jeune milliardaire désillusionné du monde. Après avoir vainement tenté d’apporter des valeurs plus humaines à la multinationale héritée de son père, Lavoie ne fait que constater son échec. Il largue tout et se lance dans la production de Vivre au Max, une émission de téléréalité complètement trash où il offre aux participants de réaliser leurs rêves. Faire plaisir à un enfant ? Faire le bien ? À peine un candidat sur 50 en fait la demande. Au contraire, les participants n’en ont que pour des rêves extrêmes : insulter son patron, rechercher l’expérience sexuelle ultime, frôler la mort. L’émission devient la plus écoutée au Québec. Qu’importe les poursuites et les critiques, Lavoie manipule le CRTC, repousse constamment les limites.

Une entreprise complètement diabolique qui ne fait que nourrir chez Lavoie sa haine du monde et son émission deviendra rapidement un prétexte à un dessein beaucoup plus sombre.

Mais plus qu’une charge à fond de train contre la téléréalité, Senécal partage dans Le Vide une douloureuse réflexion sur notre société dite « des loisirs ». « Aujourd’hui, on propose aux gens plein de choses pour remplir leur vie. On leur crie à tue-tête d’aller vers le divertissement, de s’éclater, de consommer. Mais ça ne peut pas remplir une vie. Il faut se tourner vers nous-mêmes, vers les autres. »

Mais pour l’instant, la quête de sensations fortes pour combler un manque est partout dans ce roman qui présente aussi Frédéric Ferland, un psychologue dans la cinquantaine au summum de la désillusion qui cherche dans les aventures sexuelles débridées et le crime une façon de se sentir vivant. Jusqu’à ce que lui aussi se retrouve sur la route de Maxime Lavoie et de sa démoniaque émission.

Seul personnage plus « normal » : Pierre Sauvé, un détective dont l’enquête sur un quadruple meurtre le mènera à prendre conscience de ses blessures du passé et de tout ce qu’il a tenté de noyer en travaillant comme un défoncé. L’évolution de sa relation avec sa fille et son amour naissant pour Chloé, une policière terre à terre et humaine, constituent d’ailleurs les seules sources de lumière du roman. D’infimes mais essentielles lueurs d’espoir. « Je tenais quand même à montrer une évolution, une ouverture », explique Patrick Senécal, qui se sentait une « responsabilité » de ne pas écrire un roman complètement nihiliste. « C’est comme si je disais : “Ok, asteure que ça va mal, voilà, il y a des solutions. On peut croire en la vie.” »

Pour l’écrivain, par ailleurs serein père de famille, écrire des romans noirs a toujours été l’exutoire idéal. « Écrire de l’horreur me permet d’exorciser le méchant en moi. Le méchant que je vois partout », conclut Patrick Senécal, qui, avec Le Vide, confirme par-dessus tout son formidable talent de raconteur.
J'le savais.... j'aurais parié ma bière que tu étais déjà au courant  Tongue

Je viens de lire une entrevue sur Cyberpresse: il me fait déjà froid dans le dos  Confusedhock:
Ayé, je l'ai terminé.

Pfiou, il va très très loin, c'est vraiment le genre de bouquin qui met mal à l'aise dès les premières pages et qui ronge encore l'esprit bien après les dernières.

J'avoue même avoir eu de la peine à m'endormir après l'avoir refermé. Non pas que ça fasse peur au sens "le monstre va venir me mordre les doigts de pieds" mais parce que tant de noirceur et de désespoir sur plusieurs centaines de pages, ça trouble pas mal quand même.

Je vous rassure, y'a un peu de lumière quand même par moment.
Fiou alors....
Si jamais un jour on se sent rempli d'un bonheur injustifié on peut te le demander?
Il va tourner mais y'a du monde qui veut le lire par là autour avant. J'ai fait plein d'accros à Senécal hors du BX aussi Smile
Quel succès!