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Septembre, la rentrée, c'est du sérieux... moi je lis...
hamnessa Hors ligne
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#51
Re : Septembre, la rentrée, c'est du sérieux... moi je lis...
De Niro's game de Rawi Hage

Résumé:
Liban, début des années 1980. Campé dans un Beyrouth dévasté par les bombes, De Niro's Game est une odyssée chaotique, écorchée et haletante, une plongée vertigineuse au coeur de la guerre civile et de ses folies.

A Beyrouth-Ouest, Bassam et Georges, deux amis d'enfance, tuent leur ennui et leur mal de vivre à coups de petits boulots minables, de maigres larcins et de soirées trop arrosées. Les jours se suivent et avec eux les alertes, les morts, les immeubles en ruine. Les filles sont difficilement accessibles, muselées par les traditions et les couvre-feux. Entre deux visites aux copains engagés dans la milice, les deux jeunes gens s'imaginent coulant des jours meilleurs : Bassam rêve de fuir à l'étranger, et Georges, lui, se sent de plus en plus attiré par les discours belliqueux de la milice chrétienne.

Dans un ultime défi, les deux amis décident de détourner la recette de la salle de jeu où Georges travaille. Mais l'argent seul suffira-t-il à les éloigner de la guerre et à sauver leur amitié ?

Porté par une écriture sans concessions, le premier roman de Rawi Hage annonce, au-delà de la puissance du récit, l'avènement d'un grand écrivain.

22.09.2008, 15:02
sylviou Hors ligne
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#52
Re : Septembre, la rentrée, c'est du sérieux... moi je lis...
J'ai réussi à lire un livre par jour pendant ces vacances (bon ok, j'en avais pris des courts) alors je suis assez contente.

La répudiée de Eliette Abécassis, très court. Une femme juive orthodoxe se fait répudier par son mari après dix ans de mariage parce qu'ils n'ont pas réussi à avoir d'enfants. Elle sait - elle - qu'elle n'est pas en cause. Et accepte en silence ce verdict. Dépouillé et dérangeant.

Le lièvre de Vatanen de Paasilina. Le deuxième roman que je lis de lui (le premier était Petit suicide entre amis). Autant le premier m'avait fait beaucoup rire, autant celui-ci m'a laissé sur ma faim. Peu aimé son écriture, le style, la manière de raconter les aventures - certes extravagantes - de son personnage.

Dans la solitudes des champs de coton de Bernard-Marie Koltès. Soixante pages de théâtre très particulier. Dialogue entre le dealer et le client, dialogue autour des notions de désir, d'échanges, d'achat. Au-delà de la relation marchande qu'il prend pour prétexte, c'est une réflexion plus large sur la relation humaine et de quoi elle est faite, de la dépendance entre les désirs des uns et des autres. De ce que l'un peut offrir et de ce que l'autre veut avoir. Très bizarre, irracontable, dense.

That's all right mama de Bertina Henrichs. Une femme dont la mère décède va faire le voyage que celle-ci avait prévu de faire. A Memphis, Tennessee. La ville où Elvis Presley a vécu et est mort. Un peu de cette ville-là dans le roman et beaucoup de la manière dont la fille va se rapprocher de sa mère, de la vie qu'elle a vécu, des souvenirs qu'on réaménage lorsque l'on apprend ce qu'on ne savait pas enfant. Joli portrait de femmes.

La fanée de Thomas Sandoz. Portrait brûlant et pessimiste d'une adolescent mal dans ses pompes et dans son village du Jura suisse. Désespoir entre montagnes et villages glauques. Déprime entre un père taiseux et une mère décédée. C'est magnifiquement écrit et illustré (par Catherine Louis).

Et en cours et au long cours : Mars la rouge de Kim Stanley Robinson. Ou quand l'humanité décide de s'installer sur Mars pour échapper à l'inéluctable déclin de la Terre. Cent scientifiques y sont envoyés, de toutes nationalités, pour créer autre chose et autrement. Le livre alterne entre descriptions très techniques de la planète et de l'installation (l'auteur a collaboré de très longues années avec des scientifiques de la Nasa je crois) et les descriptions des relations humaines dans le groupe qui s'installe. Ces parties plus "sociales" m'intéressent plus et les techniques sont relativement ardues et peu fluides. Mais j'ai très envie de poursuivre, ce premier tiers m'a l'air plein de promesses. Deux autres tomes sont à suivre (Mars la bleue et Mars la verte), alors je pense que j'en ai pour un sacré moment et que c'est typiquement le genre de livres pendant lesquels j'ai besoin d'interruptions pour en lire d'autres.
"Réfléchir, c'est déranger mes pensées"
22.09.2008, 21:05
labrune Hors ligne
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#53
Re : Septembre, la rentrée, c'est du sérieux... moi je lis...
Fini l'éloge du gaucher (voir le poste adhoc) et je m'apprête à commencer Brothers de Yu Hua (en français). Vu que c'est un pavé de 700 pages, je risque de ne pas vous en donner des nouvelles tout de suite...
La liberté ce n'est pas faire ce qu'on veut, c'est vouloir ce que l'on fait. Pierre Cros.<br />ma bibliothèque <br />ma liste de souhaits
23.09.2008, 15:08
Oireb Hors ligne
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#54
Re : Septembre, la rentrée, c'est du sérieux... moi je lis...
"Mort d'une héroïne rouge" de Qui Xiaolong. J'avais lu un e article sur cet auteur chinois et j'avais envie de lire quelque chose de lui. Alors, quand j'en ai vu un à la réunion en Savoie, pour une fois, j'ai pris. 500 pages pour vous plonger dans une énigme. Mais aussi dans la Chine de 1990, en plein changement et avec les débuts du "capitalisme" toléré. Avec toujours le respect de la hiérarchie et comme but final le bien du Parti. J'vous en dis pas plus, si ce n'est que ce livre part dans la pile de Oirebette puis de son frère. Donc pas disponible pour le moment. J'oubliais, ce flic est aussi poète. L'occasion de lire quelques vers de grands auteurs de ce pays.

"Rêver, réaliser, partager notre maison écologique" de Françoise et Olivier Guisan. Ce couple a construit dans les hauts de La Tour-de-Peilz une maison qui vaut la visite. Le livre raconte l'aventure que fut sa conception et sa construction ainsi que des renseignements techniques et des anecdotes.
Un livre est très important. Personne n'a jamais payé le vrai prix d'un livre; on ne paye que l'impression. Un livre est un don et doit être considéré comme tel. Accorder attention et estime à l'auteur renforce la puissance de l'écriture. L. I. Kahn
(Ce message a été modifié le : 23.09.2008, 17:44 {2} par Oireb.)
23.09.2008, 17:37
labrune Hors ligne
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#55
Re : Septembre, la rentrée, c'est du sérieux... moi je lis...
Franchement Oireb, nous ne sommes pas pressés, tu pourras très bien le mettre en ring seulement après  :lol:
La liberté ce n'est pas faire ce qu'on veut, c'est vouloir ce que l'on fait. Pierre Cros.<br />ma bibliothèque <br />ma liste de souhaits
23.09.2008, 18:41
Oireb Hors ligne
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#56
Re : Septembre, la rentrée, c'est du sérieux... moi je lis...
A toi de le dire à Oirebette dimanche Confusedhock:
Un livre est très important. Personne n'a jamais payé le vrai prix d'un livre; on ne paye que l'impression. Un livre est un don et doit être considéré comme tel. Accorder attention et estime à l'auteur renforce la puissance de l'écriture. L. I. Kahn
23.09.2008, 20:59
hamnessa Hors ligne
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#57
Re : Septembre, la rentrée, c'est du sérieux... moi je lis...
J'ai commencé:
[Image: arton10201-656a7.jpg]

Résumé:
Roméo est un chauffeur de taxi d’origine iranienne réfugié politique au Danemark. Harassé par le poids de la tradition familiale, il rêve de faire des études de médecine.

Juliette est chercheuse à la faculté de médecine légale. Son frère Thybald, sorti du lycée sans baccalauréat, fréquente les milieux d’extrême droite. L’aversion ostensible qu’il témoigne à l’égard des immigrés le mène bientôt à des actes de violence contre de jeunes gens d’origine étrangère.

Roméo et Juliette se rencontrent par hasard, après que Juliette a oublié son sac dans le taxi qui la ramène d’une soirée.

Rien ne manque à cette intrigue revisitée du drame de Shakespeare : ni le réalisme du contexte politique qui mène inéluctablement les deux amants vers leur destin, ni celui du décor urbain qui ne fait qu’ajouter à la vraisemblance de l’histoire. Oh, Roméo est un court roman absolument délicieux où l’auteur réussit à transformer un thème politique d’actualité, l’intégration, en drame passionnel.

27.09.2008, 01:35
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Re : Septembre, la rentrée, c'est du sérieux... moi je lis...
Le tome 3 de l'assassin royal de Robin Hobb
28.09.2008, 18:39
hamnessa Hors ligne
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Re : Septembre, la rentrée, c'est du sérieux... moi je lis...
(27.09.2008, 01:35)hamnessa link a écrit :J'ai commencé:
[Image: arton10201-656a7.jpg]

Résumé:
Roméo est un chauffeur de taxi d’origine iranienne réfugié politique au Danemark. Harassé par le poids de la tradition familiale, il rêve de faire des études de médecine.

Juliette est chercheuse à la faculté de médecine légale. Son frère Thybald, sorti du lycée sans baccalauréat, fréquente les milieux d’extrême droite. L’aversion ostensible qu’il témoigne à l’égard des immigrés le mène bientôt à des actes de violence contre de jeunes gens d’origine étrangère.

Roméo et Juliette se rencontrent par hasard, après que Juliette a oublié son sac dans le taxi qui la ramène d’une soirée.

Rien ne manque à cette intrigue revisitée du drame de Shakespeare : ni le réalisme du contexte politique qui mène inéluctablement les deux amants vers leur destin, ni celui du décor urbain qui ne fait qu’ajouter à la vraisemblance de l’histoire. Oh, Roméo est un court roman absolument délicieux où l’auteur réussit à transformer un thème politique d’actualité, l’intégration, en drame passionnel.

Encore une nouveauté pour moi et je ne suis encore pas déçue
Ce roman nous ouvre une histoire parallèle entre Roméo et Juliette mais dans notre socièté actuelle et je dois dire que c'est assez réussit...pourtant j'avais un doute mais au fil de la lecture j'ai vraiment bien accroché.
L'auteur garde évidemment l'histoire de Shakespeare mais en revisitant les lieux, la socièté, la politique, etc ... ainsi dans cette histoire le couple ne peut dire la vérité sur leur relation car le père de Juliette ainsi que son frère sont racistes tandis que du côté de Roméo, la famille est musulmane et veulent perpétuer la lignée du sang familiale!!
Vraiment j'ai trouvé ce roman très bien adapté et très réaliste
29.09.2008, 01:06


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